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vendredi, août 21 2015

La crise de l'élevage

Un truc qui m’énerve un peu, en ce moment, dans l'actualité, c'est la crise de l'élevage et la manière dont elle est traitée dans les journaux.

Dans les journaux on parle de «compétitivité» de la France, de «normes écologiques» trop élevées, de «concurrence étrangère», de la «loi du marché». Alors, en vrai il se passe quoi? Je veux revenir sur ces termes qu'on utilise, pour essayer de mieux comprendre. J'avoue que quand j'écris ici c'est surtout pour me permettre à moi même d'y voir plus clair, après si ça vous aide vous aussi, tant mieux.

Ce qu'il se passe en vrai, c'est que, depuis la révolution industrielle, les éleveurs ont voulu produire toujours plus de viande, pas pour gagner plus d'argent, mais parce que la concurrence oblige cela. En effet, la technologie permet de produire toujours plus, et de la technique il y en a beaucoup, dans les bâtiments utilisés, l'alimentation, la génétique, les machines agricoles...

Donc, pour réduire les prix, les éleveurs ont du acheter de grosses machines, de bons bâtiments... Ils ont du faire des prêts et doivent les rembourser, pour ça, ils doivent produire, et vendre... La crise vient justement du prix de vente. Aujourd'hui, il y a tellement de cochons que les agriculteurs n'arrivent plus à tout vendre, ou alors, pas assez cher. Alors, ils n'arrivent plus a rembourser leur prêt, et comme ils le disent ils vendent «à perte». Ils demandent principalement deux choses.

  • Que les industriels achètent leur viande plus cher, l'état est intervenu et a fixé un prix minimum à 1€40 le kg, et là, les industriels, en ce moment refusent de payer, arguant que le prix sont plus bas en Espagne et en Allemagne.
  • Que les normes écologiques évoluent, pour que les éleveurs puissent gagner en «compétitivité», ainsi, avec moins de normes, ils pourraient produire moins cher et aligner les prix sur les voisins. Le problème de cette solution c'est qu'on continue d'appauvrir notre planète qui est déjà mal en point.

Où est le capital (a qui cela profite)

A qui profiterait une baisse des normes écologiques, à court termes aux agriculteurs, et très vite le prix baisserait devant l'augmentation de la production (la fameuse «loi du marché» au plus un produit est présent en quantité, au moins il coûte cher), à long terme ça profiterait surtout aux industriels qui pourraient vendre de plus grosses machines, de plus gros bâtiments, vendre encore plus de porc au consommateur et l'acheter moins cher.

Pas contre, cette solution ne profiterait pas au consommateur, il ne faut pas croire que ça nous permettrait d'acheter du porc moins cher au supermarché. Un petit coup d’œil sur un site d'un supermarché me permet de voir que le viande de porc coûte entre 6 et 10€ le kg selon les pièces, soit entre 4 et 7 fois le prix de la matière première. Ce n'est donc pas une baisse des couts de la matière première qui va faire baisser le prix d'achat.

En effet, entre l'achat de la viande au producteur et l'achat de la viande par le consommateur, la différence de prix s'explique par :

  • la marge que prend l'intermédiaire qui négocie les prix
  • la marge que prend le magasin
  • le salaire de boucher qui coupe la viande
  • le salaire de la caissière
  • le salaire de celui qui emballe
  • le prix de l'emballage
  • le transport de la viande vers l'atelier de découpe, l'atelier d'emballage, le magasin...
  • La marge de transporteur
  • le salaire du routier qui conduit le camion
  • le marge de celui qui vend l'essence au transporteur

Bref, mon intérêt, à moi en tant que consommateur et l’intérêt des éleveurs n'est pas de réduire les normes écologiques, bien au contraire, réduire ces normes nous ferait vivre dans un monde encore plus pollué avec une viande aussi chère et de moins bonne qualité, et je ne parle même pas du bien être animal.

La baisse des normes écologiques, c'est une victoire pour tout ceux qui prennent les marges que j'ai cité plus haut, les distributeurs (pas la caissière, ni le boucher), le transporteur (pas le chauffeur) les vendeurs de pétrole (pour le transport mais aussi pour les machines agricoles de plus en plus grosses) , les vendeurs de camions et de machines agricoles (pas pour leurs ouvriers qui seront toujours payé à un prix dérisoire), et au milieu de tout ça, une baisse des normes écologiques serait une victoire pour les banques qui prêtent de l'argent à tout le monde (construction des routes, achat de camions, de bâtiments...) et prennent des intérêts au passage.

Là dedans, les éleveurs se font avoir sur toute la ligne, ils produisent une matière première sur laquelle beaucoup prennent de la marge, et eux n'ont rien. En fait, ils ne travaillent pas pour eux, mais pour d'autres, si ils étaient les salariés des industriels, ils pourraient se défendre, mais là, officiellement, ils travaillent «à leur compte», du coup ils ne peuvent pas se défendre face à un système qui les fait travailler bien plus que 35h pour un salaire bien inférieur au SMIC.

C'est là tout le problème, officiellement, ils travaillent pour eux mêmes, ils sont leur propre patron, mais ce n'est dans le fond, pas le cas (je l'ai montré plus haut). Ils sont complétement exploités par les industriels et les distributeurs sans pouvoir profiter des «gardes fous» dont les salariés bénéficient. Un petit tour dans l'histoire des mouvements ouvriers nous rappellera que les ouvriers du début du siècle étaient dans une situation similaire ils se sont organisés, ont crée des syndicats et aujourd'hui ils (ouvriers mais aussi salariés de tous les secteurs) vivent bien mieux, ils ont un salaire minimum, des horaires, des vacances, une sécurité sociale, une retraite... Ici c'est bien par la loi de l'état que ces droits été créés et non par la seule «loi du marché».

Et la solution alors?

Comment sortir de cette crise, comment peut on assurer une vie digne aux éleveurs sans sacrifier la planète en supprimant les règlementations écologiques, voire même en en créant de nouvelles.
  • Les éleveurs pourraient refuser de vendre à un prix trop bas (un peu comme une grève), peut être que le industriels finiraient par céder, et/ou que le baisse de la production entrainerait une revalorisation des prix  (c'est toujours la loi du marché). Peut être aussi que les banques auraient peur de ne pas retrouver l'argent qu'elles ont prêté aux agriculteurs et interviendraient dans le conflit, en faveur de ces derniers... Mais la bataille serait certainement très rude pour les agriculteurs, elle se ferait au prix de nombreux efforts (comme l'ont été les combats ouvriers) et ne pourrait se gagner sans le soutien des citoyens et des politiques..
  • Le pouvoir politique (l'état, l'europe) peut intervenir, fixer un prix minimum (c'est déjà fait), taxer les importations pour que le porc allemand et espagnol cesse d'être compétitif... Ce serait revenir en arrière sur des décennies de politique européenne qui place le libre échange, la croissance et la loi du marché comme des divinités auxquelles il ne faut pas toucher mais cela obligerait les industriels a cesser l'exploitation abusive qu'ils font des éleveurs, de la planète, des animaux.
  • Le consommateur peut agir en choisissant ce qu'il achète, ce qu'il mange. Et là, chacun de nous peut faire quelque chose, il suffirait en effet qu'on n'achète pas les produits anti sociaux et anti écologiques pour qui ces derniers ne se vendent pas. C’est se battre avec la loi du marché. On peut :
  1. N'acheter que de la viande française et ainsi éviter le dumping social des industriels qui font travailler les éleveurs étrangers sous prétexte que ceux ci sous plus compétitifs.
  2. Acheter des produits certifiés, label bleu, label rouge voire même des produits bios.
  3. Acheter des produits à d'autres qu'aux grandes marques, chez le boucher du coin par exemple.
  4. Le must, c'est d'acheter directement au producteur afin de réduire les intermédiaires. Pour les nordistes, on peut citer la ferme du beau pays, un petit paysan qui produit de la viande élevée en plein air, qui a une qualité gustative, écologique et diététique hors du commun. Le prix de la viande correspond au prix de production et de transformation. Les salariés sont payés à prix juste, le producteur aussi. C'est plus cher, mais c'est tellement bon!
    On aiderait ainsi les éleveurs à redevenir vraiment leur propre patron, et  profiter des fruits de leur travail.
  • Nous pouvons aussi agir par notre bulletin de vote en refusant de voter pour les partis qui mettent la loi du marché avant toute chose. Bref, pas les républicains, ni le FN.
  • La dernière, et la première chose que l'on peut faire pour changer les choses, c'est de gagner le combat idéologique. En effet, ceux qui s'enrichissent avec le système sont les mêmes que ceux qui nous informent, ceux qui nous affichent de la pub, ceux qui nous divertissent. Aujourd'hui il faut faire changer les idées, faire comprendre à tout le monde que la loi du marché à elle seule ne permet pas la liberté et l'égalité des individus, que la croissance n'est pas la seule voie possible, qu'une dette peut très bien ne pas être remboursée, que passer du temps avec ses enfants et arrêter de travailler un peu, c'est bien.

Bref nous pouvons agir pour sortis de cette crise et éviter qu'il n'y en est d'autres.

Contre argumentation

On me dira souvent que je suis fou et on n'aura toujours de très bons arguments contre ce que le dit, en voilà un petit florilège :

La loi du marché, c'est la liberté, si on réglemente le marché, on est communiste et le communisme a tué plein de gens.

Oui, la loi du marché, c'est la liberté, la loi de la jungle aussi c'est la liberté (le renard libre dans le poulailler libre). C'est vrai que le régime communiste soviétique a tué des tas de gens, mais le système actuel par les guerres et les destructions naturelles qu'il engendre directement et indirectement n'est pas meilleur. Je ne parle pas de revenir a un système soviétique, je parle juste de remettre un peu de bon sens dans notre économie.

Mais, si on produit moins de viande, on ne pourra plus manger? On va crever de faim, c'est ça que tu veux?

Il faut savoir que 50% de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. Si on ajoute à ça le fait que plus de 30% des français sont en surpoids, on peut aisément se dire qu'on n'a pas besoin de produire plus de viande. On peut donc arrêter d'emprunter, produire moins, quitte a augmenter le prix des produits.

Il ne faut pas être très malin pour comprendre que si j'achète mes produits un peu plus chers mais que j'en achète deux fois moins, je vis mieux.

La loi du marché produit des richesses! Sans elle, on sera tous pauvre.

oui, la loi du marché, les banques... ont permis depuis la renaissance de produire beaucoup de richesses, en fait, ce système a permis d'exploiter de plus en plus les richesses de la planète afin de permettre à tous de vivre l'abondance. Mais aujourd'hui on se rend bien compte que la planète ne peut plus (ou alors pas beaucoup) nous permettre de produire plus, la loi du marché ne permet que d'abimer la terre plus vite au profit de quelques uns, autrement dit, avec la loi du marché comme seul guide, la planète ne donne plus ces ressources à tout le monde mais juste à quelques uns.

Mais sans croissance, pas d'emplois, ne penses tu pas qu'il y a déjà trop de chômage?

Oui, il y a trop de chômage 10% en France.

Dans l'absolu, ça veut dire que si chacun travaille (a peu près) 10% moins, il y aura assez de travail pour tout le monde, c'est sur, ça peut nous faire 10% de revenus en moins (une partie pour nous, une autre pour les actionnaires) mais comme dit plus haut, si on gaspille moins et qu'on partage mieux, c'est tout à fait envisageable.

En fait ce qu'il faut regarder c'est pas «Comment ce que j'achète permet de sortir de la crise en stimulant la croissance?» mais «Comment l'argent que je dépense va être distribué? A qui va t'il profiter?» Comment voulons nous partager les richesses On sait aujourd'hui que les richesses de la planète sont limitées, le but n'est pas de produire, mais de partager.

Taxer les importations, c'est le programme du FN... T'es un xénophobe!

Non, le FN propose un effet de taxer les produits étrangers, mais parce qu'il n'aime pas les étrangers.

Moi si je veux taxer les importations c'est au service de tous. En effet, le jour où il ne sera plus économiquement intéressant de vendre de la viande espagnole en france, il ne sera plus intéressant pour les espagnols de produire beaucoup et de chercher la compétitivité. Ainsi c'est l'environnement et la qualité de travail des espagnols qui sera améliorée. Les peuples du monde entier en profiteront. Les seuls que ça désavantagera ce seront les puissants industriels qui ne pourront plus aussi facilement mettre les peuples du monde en concurrence permanente.

lundi, mars 2 2015

Nicolas Sarkozy, un combat idéologique

Ce matin je regarde les déclaration de Nicolas Sarkozy dans la presse et quand je regarde la première fois je comprend : Je ne veux pas abroger complètement les 35h, la retraite à 65 ans, c'est trop tard, je propose 63, il faut combattre le FN, on va faire un nouveau parti pour une nouvelle politique, et augmenter le temps de travail des fonctionnaires.

Et sur le coup je me dis qu'il est sympa sarko! Il est quand même moins à droite que ses copains!

Mais à bien y regarder, quand même, tout le discours de la droite est là. Quand je parle d'un discours de droite, je parle d'un discours qui avantage ceux que Marx appelait la classe dominante, ceux qu'on appelle aujourd'hui, les actionnaires, les banquiers, les riches.
Ceux qui sont propriétaire d'un bien, et qui font fructifier ce bien grâce au travail des autres, en faisant travailler des gens dans leurs entreprises, et faisant fructifier leur argent. Ceux là, défendent leurs intérêts et défendent un discours de droite qui dit : "Les riches paient trop d’impôts, les salariés coûtent trop chers, ne travaillent pas assez, ne travaillent pas assez longtemps". Et ils nous font croire qu'il n'y a pas d'autres alternatives. Qu'il faut impérativement relever notre pays et réduire les dépenses publiques pour rembourser les banques, que pour ça, il faut faire revenir des investisseurs en réduisant le coût du travail.

"réduire les dépenses publiques pour rembourser des banques" ça veut dire arrêter de filer aux pauvres des RTT, des congés, des retraites, des soins gratuits, et à la place, donner cet argent à des gens qui ont déjà plein d'argent! Ce genre de discours devrait déranger tout le monde, ça devrait offusquer les chômeurs à qui on va donner moins, les ouvriers qui auront moins de droits, les médecins qui auront moins de clients, les cadres qui auront aussi moins d'argent et devront gérer des travailleurs en colère... Mais aujourd'hui, tout le monde y croit car ça fait belle lurette qu'on n'entend rien d'autre à la télé. Même la gauche dit qu'il faut rembourser les banques et mener une politique de rigueur, alors on y croit.

"Faire revenir les investisseurs" ça veut dire qu'il faut faire baisser les revenus des salariés pour que ce soit plus rentable pour les actionnaires. Ainsi les actionnaires devraient revenir et redonner du boulot à tout le monde. La France mène cette politique depuis 1983, C'est d'ailleurs Mitterrand, un mec de "gauche" qui a fait ça, il a désindexé les salaires (c'est à dire que, depuis cette date, quand les prix augmentent, les salaire n'augmentent pas automatiquement). Et depuis, le chômage augmente, les droits des salariés baissent, et les profits des actionnaires augmentent. Entre 1983 et 1993 le nombre de chômeurs à doublé, les dividendes des actionnaires ont triplé, la dette publique s'est agavé de 25% et en 1995 l'endettement a franchit les 50%. Aujourd'hui, c'est encore pire et il faudrait qu'on rembourse encore les banques!

Bref, Sarkozy, même si il y met les formes, continue de nous faire comprendre que, de toute façon tous les droits sociaux (RTT, retraite, sécurité sociale) vont être diminués, et que ça ne peut pas être autrement... C'est juste du réalisme! Et moi, je ne suis pas aussi catégorique, pas aussi "réaliste"

Ce que je veux dire, ce n'est pas "votez à gauche", ça, vous faites ce que vous voulez. Ce que je veux dire c'est "renseignez vous, et déplacez le débat" on pourrait encore parler pendant 10 ans de savoir si, pour rembourser les banquiers, il faut augmenter les salaires pour que les gens dépensent et remplissent les caisses de l'état (qui remplira les caisses des banques), ou donner plus d'argent aux riches pour qu'ils investissent et remplissent les caisses de l'état (qui remplira les caisses des banques)... Ou on pourrait faire comme la France le faisait avant, et ne pas rembourser les banquiers, L’Islande l'a fait il y a quelques années et se porte très bien.C'est sur, ça foutrait un peu la merde, mais ça ne rendrait pas la terre stérile nous empêchant de manger... Ça ne ferait pas tomber les maison nous empêchant d'avoir un toit. Par contre, ça viderait les comptes en banque de tout le monde, riches ou non (je m'en fout le mien est presque vide, celui de mon banquier par contre est bien rempli).
On pourrait se rassembler, aujourd'hui on a des cadres et des médecins qui râlent sur les branleurs de smicards, les smicards qui râlent sur les branleurs de chômeurs et les chômeurs qui râlent sur les connard d'immigrés. Au final, tout le monde râle sur tout le monde, mais tout le monde se voit être de moins en moins riche, voir l'age légal de la retraite reculer, son espérance de vie diminuer en même temps (parce que oui, depuis 2012, l'éspérance de vie baisse, en France)

Il faut renverser le discours avant d'inverser la politique, commençons donc pas le discours!

mardi, janvier 13 2015

Manque d'action sociale

Il y a 5 jours,des hommes armés s'en prenaient a des journalistes. Et sur cette affaire on a tout entendu, de la part des medias, mais aussi dans les boulangeries, le métro... "il faut plus de flics", "il faut retablir la peine de mort", "c'est mal de tirer sur les gens, mais ils l'ont cherché", "de toute façon, c'est un complot.", "je suis Charlie, même si je n'en ai jamais lu une ligne"

Et dans tout ça je vois rarement de solution au problème... Laissez moi vous apporter la vision d'un animateur de quartier populaire.

Des jeunes dans la rue, qui papotent, qui jouent, c'est fréquent. Les maisons ne sont pas toujours grandes, on n'y est pas tranquille, aller au bar, au cinoche, au bowling, au skate park c'est trop cher. Du coup on reste avec ses potes dans la rue.

Des gens ont eu l'idée d'aller voir ces jeunes, de leur parler, leur proposer des activités, les "éduquer" les "aider a s'en sortir" dans le tas il y en a même qui les ont écoutés ces p'tits jeunes!

Ils étaient des curés, des gauchistes et des autres... Ensemble (souvent l'un contre l'autre mais ensemble quand même ), l'ACE, les francas, la JOC, les Scouts, les Éclaireurs, Léo Lagrange, les patronages, les clubs sportifs... ils ont dessiné les contours de l'éducation populaire.

L'état les a aidé puis a voulu les contrôler, puis l'état a fait du social lui même (maisons de quartier,centre sociaux...) en effet, ces associations avaient tendance a inculquer des valeurs gauchistes ou religieuses aux enfants, il fallait les freiner... Le contrôle s'est fait de manière détournée et insidieuse (appels a projets, normes d'encadrement, réglementation stricte et sécuritaire, même la formation est régulée par l'état), aujourd'hui, ils sont peu nombreux les animateurs a ne pas être complices.

Et puis l'état n'a plus eu d'argent, tout du moins il a préféré rembourser des banquiers que de continuer a soutenir le tissu associatif et les acquis sociaux...

Il n'y a plus d'animateurs dans les rues... Les animateurs sont a la cantine des écoles le midi, font de la garderie d'enfants le soir ou du soutien a la scolarité. Ceux qui sont dans la rue avec nos enfants ce sont des mafieux qui trafiquent... Et ceux qui sortent nos jeunes de cette merde qu'est la mafia sont parfois des intégristes de tout bords. Je dis bien parfois, il existe en effet de nombreuses personnes qui aident nos gamins (leurs familles aussi) a devenir acteurs de leur vie, de leur quartier, de leur pays... Malheureusement ils font moins de bruit que les autres car ils n'utilisent pas d'armes a feu.

Il parait qu'un euro investit dans le monde associatif permet d'en économiser trois en dépenses de police, de santé, de nettoyage urbain, de pole emploi...

L'urgent ici ce n'est pas selon moi d'augmenter la sécurité, l'urgent c'est de permettre aux plus pauvres de trouver leur place. NTM chantait déjà dans les années 90. "qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu! Qu'est ce qu'on attend pour ne plus suivre les règles du jeu" on dirait que quelques uns ont arrêté d'attendre.

Je ne défend personne, les attentats de la semaine dernière sont ignobles et ont été commis pour de mauvaises raison. Mais la société entière a besoin de se remettre en question. Les pauvres, les riches, les classes moyennes, les médias, les animateurs, les politiques. Ensemble nous devons agir et plus de contrôles de sécurité ne permettront pas d'éviter les fous furieux.

N'instrumentalisons pas la mort des victimes... Je ne suis pas sur qu'ils l'auraient voulu.

dimanche, août 3 2014

Faire des trucs inutiles

L'autre jour, dans une formation avec le MRJC, on parlait de la différence entre le travail et l'emploi. l'emploi, quelqu'un nous paie pour le faire, le travail c'est tout le reste de l'activité humaine.

Travailler, c'est aussi faire son jardin, sa cuisine, élever ses enfants, étudier, faire du bénévolat associatif... Tout travail peut être positif pour la société, malheureusement, celle ci ne reconnait bien souvent que l'emploi. "T'es rien si t'as pas d'emploi". Le souci, c'est que de moins en moins de gens ont un emploi, et du coup, de plus en plus de gens sont dévalorisés, n'ont plus le gout pour le travail, et ont du coup du mal à trouver un emploi. Un cercle vicieux dans lequel beaucoup de chômeurs tombent. A ce propos, je me permets de vous recopier ci dessous le manifeste du MRJC sur le travail.
Bref, on nous a appris à faire la différence, entre travail et emploi, mais que faire des trucs inutiles? Les trucs qui servent à rien? Sont ils à bannir de nos emplois du temps?

Moi, en plus de mon emploi, je pense que je travaille beaucoup, avec des copains on refait le monde, on gère des associations, on a créé un potager collaboratif, une école de musique populaire... Et à coté de ça, je m'occupe de mon enfant, je m'occupe de la maison, des fois même je bricole un peu. Je lis des  bouquins sans images qui m'aident à comprendre le monde pour mieux agir dessus, j'écris sur ce blog...
Mais je fait aussi plein de trucs inutiles, comme jouer à la Xbox, lire des BD, regarder des séries... Ça, pour moi ce n'est pas du travail, même que, souvent je culpabilise, j'ai l'impression que je "perds mon temps". Mais je le fait quand même, parce que j'ai envie de garder du temps pour faire des trucs qui servent à rien, je mérite de n'être pas productif, parfois.

J'étais marqué il y a quelques années par une discussion avec des lycéens, et étudiants qui ne prenaient pas DU TOUT de temps pour faire des trucs inutiles, ils allaient en cours, révisaient, lisaient des bouquins pour les cours, faisaient du sport, pas pour s'amuser mais pour "être en forme"... Ils avaient énormément de loisirs, mais ne voulaient pas du tout faire des trucs inutiles. Une sorte de pression reçue du monde extérieur qui leur disait : "si tu fais des trucs qui servent à rien, t'es un branleur, tu rate ta vie".

Bref, des réflexions sur le peu de temps qu'on a pour faire toute les choses qui s'offrent à nous, on peut en faire toute notre vie. C'est pas vraiment de ça que je voulais parler.
Ce que je voulais dire, c'est que, à plusieurs reprises, dans l'histoire, c'était le gout des gens pour les trucs inutiles qui ont permis le progrès de l'humanité. Par exemple, ce sont les écrits "oisifs" qui ont permis de démocratiser l'imprimerie, la lecture, l'écriture... Ce sont les jeux vidéos qui ont permis l'essor de l'industrie informatique et, qui ont, du coup, permis les usages "utiles" qu'on fait aujourd'hui des ordinateurs (la recherche médicale en est un bon exemple).
Je me souviens que c'est la production massive de PlayStation 3 qui avait permis de faire baisser le prix du super processeur qui l'équipait... Les supers calculateurs se sont ainsi équipés à moindre frais de puces informatiques hyper puissantes à des fins de recherche... D'ailleurs, les algorithmes de calcul collaboratifs qui permettent aujourd'hui de faire des simulations à des fins de rechercheont été mis au point par des gars qui... voulaient analyser les bruits de l'espace pour communiquer avec les Extra Terrestres.
Un dernier exemple... J'ai appris à lire avec des BD de Tintin et des jeux vidéos.

Et si finalement, tout ce qui est inutile n'était pas si inutile que ça?
Parfois je me demande même si ce n'est pas la capacité humaine à "perdre son temps à des trucs inutiles" qui a permis à l'Homme de dominer le règne animal.

Manifeste du travail, par le MRJC, Avril 2014

"Nous ne voulons pas d'emploi ! "
Parler d'emploi nous enferme dans un faux-débat.
Le débat politique est centré sur la question du chômage de masse. Tout s'expliquerait par le problème de coût du travail. On accuse alors les chômeurs d'être inenmployables, les jeunes d'être trop exigeants et les Français d'être accrochés à des privilèges archaïques. Pourtant, ces questions méritent mieux que ces discours réducteurs !
L'emploi est un faux-débat. Nous, jeunes, nous n'en voulons pas !
L'emploi est le fait d'avoir une activité rémunérée et reconnue officiellement comme telle. L'emploi dans le cadre d'un marché capitaliste nous révolte car il conduit inévitablement à l'exclusion sociale.
L'emploi, c'est d'abord la question de la rémunération. Or, elle n'est pas toujours corrélée à l'utilité sociale. Un paysan est nettement moins bien payé qu'un footballeur, un médecin qu'un trader. De plus, cette rémunération n'est pas toujours suffisante pour vivre dignement. En France, on dénombre ainsi près de 2 millions de « travailleurs pauvres », soit 7% des personnes en situation d’emploi. (Chiffres de l’OPNES).
L'emploi, c'est ensuite l'individualisation artificielle d'une production pourtant collective. Par exemple, un commercial est reconnu sur sa performance individuelle, alors que son activité dépend directement de la participa-tion de l’ensemble des travailleurs.
L'emploi, c'est encore une manière réductrice de se définir. On se présente d'abord comme électricienne, coiffeur et permanent-e MRJC avant d'être mélomane ou centriste.
L'emploi, c'est également le non-emploi. Ne pas avoir d'emploi c'est subir une double peine. D'une part, c'est être stigmatisé, accusé d'être responsable de sa situation (« fainéant », « inapte »), alors que le chômage résulte de choix collectifs. D'autre part, c'est bien souvent être exclu de la satisfaction des besoins fondamentaux auxquels chaque être humain a le droit : logement, santé…
L'emploi créé donc une frontière artificielle de plus en plus difficile à franchir entre les personnes qui ont ou non un emploi. La peur de basculer du « mauvais côté » mine la cohésion sociale, engendrant des discours d'exclu-sion et de concurrence entre les personnes, portés notamment par le Front national.

Changeons de regard, changeons de cadre. L'emploi n’est qu’une construction collective, historique-ment située, relative, non immuable d'une définition d'une part du travail humain. Au MRJC, nous affir-mons que "le travail, central dans la construction de l'homme et de notre société, est trop important pour ne l'imaginer que dans la perspective actuelle de l'emploi" (Pour combattre le chômage et le mal emploi. Résultats d’enquête et propositions—Va y avoir du Taf—Campagne d’action du MRJC—2012)


« L’emploi est mort, vive le travail ! »
Si l'emploi est un faux-débat, le travail est une réalité.
Par travail, nous entendons l'ensemble des activités humaines qu'elles soient ou non rémunérées. L'emploi n'est donc qu'une partie du travail humain. Par exemple, cultiver son jardin pour sa consommation personnelle est un travail. Ce travail ne devient emploi qu'à partir du moment où la production est vendue. Parler de travail c'est donc prendre en compte toutes les activités non-marchandes qui contribuent tout autant à l'économie et au bien-être de la société. Nous affirmons que le travail doit être un outil de lutte contre l'exclusion sociale car tout le monde travaille, des enfants jusqu'aux personnes âgées.
Le travail permet de reposer la question de l'utilité sociale des activités humaines, autrement dit de sa défi-nition et de la façon dont elle est mesurée. Nous affirmons que la société dans son ensemble doit décider de ce qui est important et du sens des choses produites. L'état de santé d'une société ne se mesure pas à son PIB, ni à son taux de chômage.
Le travail permet de redéfinir. l'organisation de la production des biens et services socialement utiles. Nous affirmons que l'organisation du travail doit être. collective, favorisant la participation de toutes les personnes.
Le travail valorise l'estime de. soi par la contribution à un projet collectif. Par exemple, le chômeur recon-quiert sa dignité de personne et perd son statut d'exclu. Nous affirmons ainsi que le travail peut et doit être émancipateur pour chacun.
Le travail offre l'opportunité de valoriser l'ensemble des savoir-faire des personnes d'une société. Plutôt que des individus accumulant des compétences professionnelles. Nous affirmons l’envie d’être des personnes tour à tour apprenantes et appreneuses de savoir-faire.

Changeons de regard, changeons de cadre. Tout travail mérite salaire ! Le salaire, dans sa forme actuelle, corres-pond à la fois au prix de la production d’une personne et aux cotisations sociales. Les cotisations sociales ouvrent à des droits sociaux, que sont par exemple les droits à la formation et la sécurité sociale. Or, tout cela ne s’inscrit que dans le cadre d’un emploi. Nous affirmons que tout travail mérite salaire ! Chaque travailleur, donc chaque personne, doit avoir accès à un salaire, qui lui permet « d’être autonome financièrement et titulaire de ses droits ».

mercredi, février 5 2014

Microsoft, HP, SFR, trio infernal

J'ai encore une auto entreprise dans laquelle je fais parfois de l’assistance informatique sur la métropole lilloise.
Comme j'ai maintenant un vrai boulot, je bosse rarement, quand on m'appelle et que j'ai le temps et/ou pour des potes et/ou pour des clients de longue date.

Petite histoire

Bref, ce jour là, Mr m'appelle car il a régulièrement un écran bleu de la mort sur son PC HP.

Une recherche sur Google m'indique la source du problème, un problème de compatibilité entre la carte vidéo de la machine et Windows 7. Je cherche à mettre à jour tout ça... Deux heures plus tard j'arrive à régler le problème. En fait, c'est une mise à jour de Windows qu'il fallait désinstaller.

Je me rends compte que la mise à jour à désinstaller les nouvelles version d'Internet Explorer. Il en est rendu à la version 9. Et ça pose problème car le portail SFR est incompatible avec cette version. Il ne peut plus lire ses mails.

Je lui propose d'installer Firefox, il ne veut pas car il est habitué à Internet Explorer.
Je lui réinstalle les nouvelles versions. Le gars est content, il me paie, je suis content aussi.

Il me rappelle 15 jours après, son PC re bugue. écran bleu, le même problème.
Je suis un peu gêné, il m'a payé et je n'ai pas réglé son problème. J'accepte donc de lui reprendre gracieusement son PC et de voir chez moi si je peux faire quelque chose.

Je trouve la solution assez vite... En fait, la mise à jour d'Internet Explorer réinstalle la mise à jour problématique à chaque fois. Il me faut donc revenir à la version 9 d'internet explorer.

Mon client se retrouve à devoir choisir entre.

  • Changer de PC
  • Changer de boite mail
  • Changer de navigateur

Je lui ai changé son navigateur en espérant qu'une prochaine mise à jour ne recréera pas de problèmes.

A qui profite le crime

J'ai du mal à croire que cette situation ne puisse pas être corrigée, soit pas une mise à jour d'HP ou une mise à jour Windows. C'est quand même fou.
Le PC à trois ans, il fonctionne très bien, et ce sont les mises à jour censées le faire fonctionner mieux qui le rendent inutilisable.

Un conseil, larguez Windows, larguez HP. Achetez du bon du vrai, et dites non à l'obsolescence programmée. Vous y gagnerez des sous!

vendredi, novembre 8 2013

Super héros du quotidien

Samedi matin, je vais assisté à un "colloque". Sans entrer dans les détails, c'est un truc ou y'a des conférences, avec des gens qui parlent et d'autres qui les écoute. Le Samedi matin, je garde ma fille, je suis donc venu avec ma fille.

Dans la poussette, j'avais tout prévu, les jouets, les couches, le sac à langer, le biberon et même le lait maternel dans sa glacière!

Pendant la conférence, Lison (c'est le nom de ma fille) s'est réveillée, j'ai donc entrepris de la changer, sur mes genoux. L'opération n'est pas des plus simple mais quand on à l'habitude... Il faut mettre une serviette sur ses genoux, poser le bébé, enlever la couche sale, la mettre dans un sac plastique (il faut bien penser à tout sortir du sac à langer avant de commencer.) Puis prendre le gant de toilette, ouvrir la bouteille d'eau (avec une main c'est un peu compliqué), mouiller le gant, fermer la bouteille (toujours avec une main) mettre le savon, nettoyer, mettre la nouvelle couche... Et reprendre le bébé, le rhabiller bien tout ça (mais ça c'est de la finition).

Ensuite, j'ai donné un biberon, là aussi le plus dur c'est d'ouvrir la bouteille de lait maternel et le biberon avec une main, le reste ça va tout seul.

Quand Lison finissait son biberon, la conférence se terminait, je l'ai remise dans sa poussette et j'ai attendu que tout le monde parte pour y aller (dans ce genre d'endroit, les gens n'en ont rien a branlé que tu aies une poussette et un bébé dedans, ils te pousseront quand même pour arriver les premiers au repas)!

C'est alors que l'une des organisatrices du colloque est venue me voir :

Ouah, vous m'avez impressionnée!
Ah, euh... Ah bon?
Oh ben oui, quelle dextérité.
Ah ben... merci.
Et puis c'est rare de voir un homme avec un bébé.
Ben oui, mais c'est à dire que la mère travaille du coup j'ai pas trop le choix.
En tout cas je suis impressionnée!

Le plus drôle, c'est que moi ce qui m'avait le plus impressionné, c'est l'engagement des intervenants de ce colloque, des experts dans leur domaine. Comme quoi, on est toujours expert de son quotidien et qu'on est toujours le "super héros" de quelqu'un.

mercredi, novembre 6 2013

La poupée chinoise

Ce mercredi, comme tous les mercredis, je vais déposer ma fille chez sa nounou.
Et, comme tous les mercredis, je passe devant la piscine municipale et je croise des groupes d'enfants accompagnés d'adultes, souvent ce sont des écoles, parfois ce sont des centre de loisirs.

Ce jour là, une petite fille a une poupée dans la main, le genre de poupée à la mode avec des cheveux roses, et une grosse tête. Ma fille n'ayant que 7 mois, je ne suis pas très au point sur les marques de poupées, mais peut être voyez vous de quoi je veux parler.
J'écoute un peu la conversation.

Ma poupée est plus belle que la tienne.
N'importe quoi! Au moins, ma poupée à moi elle est pas fabriquée en chine.
N'importe quoi! Aujourd'hui toutes les poupées elles sont fabriquées en chine d'abord.

Mon Dieu, des esprits autant éclairés, si jeunes! Ça force le respect!

vendredi, novembre 1 2013

Des enfants formidables

Depuis Septembre, j'ai commencé un nouveau taf! En fait, je suis toujours animateur pastoral, je bosse toujours pour l'église, mais j'ai troqué mes jeunes ados du monde rural pour une petite "maison de quartier" au cœur du quartier de Moulins. L'association s'appelle Filons à la Filature (Fil A Fil pour les intimes).
On y fait pas mal de choses, entre autres un ALSH (un centre aéré quoi!). j'ai donc passé ces deux dernières semaines à animer le centre aéré, avec quelques ados et beaucoup d'enfants. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait ça, mais c'était cool!

Le midi, nous mangeons entre animateurs, quelques enfants restent et amènent leur sandwich, nous, on se fait à manger entre nous. On s'arrange. Ce jour là donc, j''avais pris au frigo quelques œufs qui étaient proche de la péremption et je les avais cuit durs pour les mettre dans des sandwichs.
J'étais en train d'éplucher mes 8 oeufs, alors que les autres animateurs, prenaient une pause ou restaient avec les enfants qui mangeaient déjà!

J'ai vu l'une des ados, taper sur l'épaule de sa voisine :

Eh t'as vu? Baptiste tous les œufs qu'il va manger!!!
Moi - Quoi?
- Ben tu vas manger tout ça!!!
- Non, c'est pour tout le monde, tu sais, je suis en train de faire à manger pour les autres.
- Ah ouais. Et tu vas en manger combien.
- Écoute je sais pas, on verra combien les autres en mangeront... Tu m’embête avec tes questions.

Chacun reprend son activité, mais après quelques secondes, je me rends compte que quelque chose les intrigue toujours.
Le petit frère prend la parole : "C'est drôle de voir un monsieur faire la cuisine, ils font pas la cuisine les Monsieurs"

Euh... ok!

mercredi, octobre 9 2013

Je l'ai revue

Ce soir en rentrant du boulot, dans le métro qui va de Lille à Roubaix, je crois que j'ai retrouvé la jeune et jolie asiatique d'il y a 7 ans

daggaElle est entrée dans le métro en face de moi... Les cheveux coupés genre Dagga dans Final Fantasy IX, un peu moins jeune, toujours aussi jolie!
Sur le coup, je me suis souvenu que j'avais pris des photos d'elle dans le bus, il y a 7 ans, alors qu'elle était assise en face de moi (oui, je sais, c'est un peu pervers, mais c'était il y a 7 ans, et je la trouvais vraiment jolie).

Les photos étaient disponibles sur mon portable (c'est magique picasa!), alors je les ai regardées pour être sur qu'il s'agissait de mon amour secret de mes 19 ans!!! Je pense que c'était bien elle... L'indice le plus certain, c'est que, dès qu'une place s'est libérée elle s'y est installée, comme il y a 7 ans!

Le temps que je lève la tête de mon téléphone pour comparer sa tête et celle de la photo, elle était assise à coté de moi... Je ne pense pas qu'elle ait vu l'écran de mon portable... Je n'espère pas!

Sur le coup, j'ai eu envie de l'aborder, parce que je trouvait la situation trop exaltante, mais je ne l'ai pas fait faute de trouver la formulation adaptée : "Excusez moi mademoiselle... C'est vous sur cette photo non?", il aurait fallu ensuite lui expliquer d'où venait cette photo... Qu'a l'époque j'avais fait semblant d'envoyer un sms et que je l'avais prise en photo alors qu'elle était assise en face de moi dans le bus 79 entre Saint Philibert et Armentières!

Du coup, je n'ai rien dit!!!

Elle est sortie à Croix, trois sorties avant la mienne... Dans les beaux quartiers!

lundi, août 5 2013

Séjour à Cousolre (59)

Dans le cadre de ma permanence au Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, j'ai emmené un groupe de jeunes en colonie, 15 jours à Cousolre, un village du sud du département du Nord.
Plus que le village, certes sympathique, c'est le foyer paroissial qui y est disponible qui nous a fait venir là bas. Nous avions a disposition, une grande cuisine, des sanitaires, une grande salle et un espace pour y planter nos tentes. Le tout pour pas cher du tout.

Bref, j'ai donc été directeur stagiaire (bientôt, j'aurai mon diplôme) pendant deux semaines, avec un groupe de 16 collégiens et trois animatrices. Si on voulait faire bien on pourrait dire que ces jeunes étaient issus de la "mixité sociale" de la région Nord Pas de Calais.

Cousolre, est un village qui est devenu assez connu il y a quelques années. C'est en effet, dans ce village, en 2010 que le Maire, Maurice Boisart avait giflé un jeune rebelle. Il avait été jugé et relaxé par le tribunal de Douai.
Ce maire était devenu le temps de quelques semaines, le symbole de la lutte des vieux respectables sur les jeunes cons irrespectueux! Aujourd'hui, la France entière à oublié cette histoire, mais à Cousolre, on s'en souvient.

À Cousolre, des jeunes "rebelles", j'en ai croisé quelque uns. Le premier jour, ils étaient trois ou quatre à nous insulter à travers la haie de notre jardin. Nous n'avons pas répondu, ils ont fini par se lasser.
Ces "jeunes rebelles" n'avaient rien de mieux à faire, un samedi soir du mois de Juillet que de venir insulter d'autres jeunes qui ne leur demandaient rien. Un habitant de la commune me l'aura confirmé par la suite : à Cousolre, toutes les associations ont un local qui leur est dédié, à part les associations de jeunesse, les personnes agées ont une bourloire, un club... Les jeunes ont la rue.

La première semaine, nous n'avons pas eu de problèmes. Nous avons juste ressenti la peur de certains habitants quand nous avons débarqué à 20 en plein centre ville... Ils ont vérifié qu'on ne volait rien sur les étals des magasins, le Maire est même descendu de son bureau voir si tout allait bien... Jusque là, rien d'inhabituel. Des jeunes en groupe c'est anxiogène, même quand ils sont avec des animateurs.

C'est la deuxième semaine que nous avons eu le plus gros soucis. Nous avions participé a un échange franco allemand avec le comité de jumelage du village. Nous avions joué ensemble toute l’après midi et avions pris part à un banquet le soir, avec une centaine d'autres personnes. Tout s'était bien passé, nous étions repartis plus tôt pour être couchés à l'heure.

C'est là que ça à mal tourné, un quart d'heure après notre retour, vers 23h, alors que je m'occupait du "couchage" des jeunes, la responsable du jumelage venait me voir pour m'annoncer qu'un appareil photo avait été volé pendant la soirée. Elle m'a expliqué les circonstances du vol et me demandait de voir ce que je pouvait faire de ces informations. Sur le coup, j'avais prévu d'en parler avec mes animatrices, qu'elles puissent juger de la situation... Quand ce genre d'histoire existe dans un aussi petit groupe, on a tôt fait d'en entendre parler. Je doutais que ce soit quelqu'un de notre groupe qui ait fait le coup, la salle du "crime" était isolée, je n'avais vu personne se diriger par là, mais après tout, je n'étais sûr de rien.
C'est à ce moment que 4 gars sont entrés dans notre grande salle. 4 gars assez imposants, 

Eux : Alors? Vous avez retrouvé l'appareil?

Moi : Ah ben on est pas allé voir!

Eux : Ben faut y aller là.

Moi : Ben là il est tard, je ne vais pas aller réveiller les jeunes maintenant pour ça.

Eux : Ils n'ont pas 9 ans vos jeunes, ça ne va pas les tuer.

Moi : Ça ne les tueras pas mais je refuse de les embêter avec ça ce soir. Là ils sont calmes. Et si je peux me permettre d'être désagréable, êtes vous arrivés comme ça chez chacune des personnes présentes à cette soirée, ou juste chez nous? et pourquoi chez nous?

Eux : On a demandé à tout le monde, vous êtes les seuls à être partis plus tôt. Quand on est arrivé ils se brossaient les dents, ça m'étonnerait qu'ils dorment tous! On veut juste leur parler, on ne veut pas retourner les tentes!

Moi : N'insistez pas, je ne ferai rien ce soir.

Eux : Ah ben bravo, elle est belle la France, le gars on l'accueille dans notre village, pour notre banquet, et il refuse de coopérer.

Moi : Écoutez, là il est tard, je verrai ce que je peux faire demain, maintenant merci de sortir de ce lieu.

Eux : Comment ça, on sort si on veut!

Moi : Non, je loue ce lieu, pour mon camp, vous n'avez pas à être là, alors sortez, sinon j'appelle la Police.

(L'un d'entre eux sort sa carte de Police) Ah ben vas y, appelle les si tu veux, moi je suis de la maison de toute façon.

(les voyant insister de plus en plus, je fini par fondre en larmes) Cassez vous, laissez moi tranquille, j'emmene des jeunes en vacances, et vous venez me faire chier, mais cassez vous!

Eux : Oui, c'est ça, là tu nous sort ton violon, moi je suis étonné qu'on confie des jeunes à un gars comme toi

Elle : Non mais calme toi un peu là, tu vas trop loin.

(Je fini par sortir de la pièce, avec les deux majeurs en l'air) Vous savez quoi!!! Allez vous faire enculer.

(Les 4 gars finissent par regagner leur voiture en hurlant) Ah ben on a bien compris, à qui on a à faire, bravo monsieur!

Le Flic : Salut les futurs clients, Bonne nuit!

Certes, sur le moment, j'ai un peu perdu mon sang froid, je l'avoue.

Suite à ça j'ai rappelé la responsable du jumelage qui s'est platement excusé pour le comportement odieux de ses comparses. L'appareil photo n'a jamais été retrouvé, apparemment, la salle dans laquelle il était rangé était ouverte sur l'extérieur.

Bref, tout ça pour dire, qu'a Cousolre, il y a des gens très bien et très accueillants. Qui organisent des rencontres entre français et allemands, qui n'hésitent pas à prendre une soirée complète pour aller installer une course d'orientations pour des jeunes en colos, qui passent un temps fou à entretenir un foyer paroissial et permettre que ce genre de séjours aient lieu.

Et puis il y a aussi des cons, qui se méfient des jeunes, des étrangers, et encore plus des jeunes étrangers! Mais ça, ce n'est pas juste à Cousolre, c'est comme dans tous les petits villages.

Ce que je dis là n'est pas nouveau, c'est juste une éxpérience qui m'est arrivé et qui m'a montré une partie de l'étendue du problème... Je n'ai pas encore trouvé de solution.

PS : J'aurai également aimé recroisé le gars qui m'a sorti sa carte de police et nous a qualifié de "futurs clients", j'aurai aimé lui expliquer que c'est à cause de ce genre de comportements, que certains jeunes dans certains quartiers n'ont plus aucun respect ni aucune confiance pour la Police. J'aurai aimé lui dire que le boulot qu'on fait, avec ces jeunes leur permettra peut être de ne pas devenir des "futurs clients" et que le boulot que je fait avec eux et certainement plus efficace que ses insultes et que son mépris.
Alors, gros, si tu lis ces lignes, imprime les, et affiche les dans ton bureau!

mercredi, juillet 31 2013

Liberté, Égalité...

Cela fait deux fois en deux mois que je vois la devise française amputé de sa dernière valeur!

La dernière fois, c'était dans le métro. Une pub pour une école. "Liberté Égalité, Efficom"
Je trouve que ça en dit long sur l'ambiance de l'école (je ne sais pas si c'est voulu par ceux qui ont commandé la pub). Moi j'entends : "Dans notre école, tout le monde a les même chances et la liberté de réussir, par contre, ne t'attends pas à ce que les autres élèves soient solidaires si tu galères!"

Pour moi, la devise française, ce sont trois valeurs dont l'une ne va pas sans l'autre. On a tous les mêmes chances (Égalité), le droit de faire ce que bon nous semble (Liberté), dans la limite du respect du bien commun (Fraternité). Si on enlève la Fraternité, ça devient juste du libéralisme : "Tout le monde a le droit de faire ce qu'il veut!"
Ça en dit long sur les changements de société que nous subissons en ce moment.

La première fois que j'avais vu notre devise amputée de sa Fraternité, c'était sur une affiche pour un colloque : "Liberté, Égalité, Laïcité" Cela signifierait il que les religieux ont le monopole de la fraternité. Si c'est le cas (ça ne l'est pas) je suis très heureux, dans la société actuelle, d'être redevenu croyant.
Comme je le disais déjà dans un précédent billet, la religion aujourd'hui propose des manières de vivre ensemble qui ne sont pas nouvelles mais qui ont par contre, un peu trop été oubliées.

En mai j'assistais au rassemblement Diaconia 2013, une invitation des évêques de France à vivre trois jours au service de la fraternité, nous étions 12000. J'y ai appris que pour un chrétien, "la fraternité n'est pas une option, c'est une nécessité". J'ai également appris qu'on était tous responsable de cette fraternité, qu'il fallait la faire vivre, non pas pour tous, mais avec tous, car "personne n'est trop pauvre pour n'avoir rien à partager".

mercredi, juillet 24 2013

Un blague de geeks

L'autre jour, je me baladais avec ma fille en poussette au bazar du bizarre à Lille. Un super magasin de mangas, comics, jeux de société...

En sortant du magasin, le vendeur me demande :

"Il a quel âge votre bébé?

-4 Mois

-Ah ouais!!! Ça prend du temps ces machin là hein!

-Me le fait pas dire, vu tout le temps que j'ai passé avec elle, si je l'avais passé sur Wow j'aurai déjà un personnage Haut Level! Là elle sait à peine sucer son pouce!

-(Rires des deux vendeurs), Vous avez raison, c'est super lent à Pexer!"

J'adore ce magasin!

mercredi, juillet 17 2013

La culture, c'est comme la confiture... C'est important!

Avec notre colloc', on parlait hier soir de nos séries préférées et des dessins animés qu'on regardait quand on était petit. La ligue des justiciers, Tintin, Batman, Friends, That's 70's Show.
Avec nous, ma chère et tendre était un peu perdue car elle n'avait jamais eu la télé chez elle! Elle a toujours revendiqué ça comme étant une bonne chose. "Pendant qu'on s'abrutissait devant des séries débiles, elle, construisait des cabanes dans les arbres".

De ces journées passées en plein air avec des parents agriculteurs bio, lui viennent certainement tout ces choses que j'aime chez elle. Le goût des bonnes choses simples, une constitution physique solide (notre bébé est un peu pareil), un profond respect pour la nature et pour autrui...
Par contre, je me souviens qu'au début de notre relation, nous étions souvent décalés, en effet nous manquions de référence communes. Elle ne connaissait ni les séries télé, ni la musique, ni les bouquins auxquels je faisais référence.

Cela m'a amené à la réflexion suivante : "Avons nous vraiment perdu notre temps devant des dessins animés débiles?"

Qu'est ce que toutes ces références culturelles nous ont apporté

Aujourd'hui, je me souviens que c'est en lisant "le schtroumpf financier" que j'ai appris ce qu'était l'argent, son utilité et ses limites, "schtroumpf vert et vert schtroumpf" m'a quant à lui appris beaucoup sur le racisme, et sur l'idiotie des guerres!

Des groupes de musique comme Tryo, Saez, MAP m'ont appris la rebellion quand les bases de ma pensée anarchiste m'ont été données pas les Têtes Raides, Stupeflip, Lofofora.

Quelles meilleurs critiques de la société américaine actuelle que les Simpsons ou South Park

Les jeux vidéos aussi permettent de stimuler la pensée. Assassin's Creed nous en apprend sur le pouvoir du religieux, à une époque ou les religieux servaient parfois plus leurs propres intérêts que les intérêts divins.
Final Fantasy XIII nous raconte une histoire d'un gouvernement qui manipule le peuple en cultivant une peur de l'étranger.

Harry Potter m'a appris qu'on pouvait se rebeller contre le gouvernement quand ce dernier était défaillant. Il m'a aussi appris que la peur fait parfois faire les pire idioties aux gars les plus intelligents!

Tout ça m'amène à penser qu'il n'y a pas de "sous culture", la sous culture c'est un truc inventé par des gars qui cherchent à se convaincre qu'ils sont meilleurs que les autres.

Les mauvaises références

Il n'y a pas que des bonnes choses dans ce que j'ai pu voir et apprendre dans les œuvres culturelles. Tintin, dont j'étais un grand fan, m'a appris que les chinois était gentils mais un peu cons, que les japonais étaient très méchants, les africains complétement benêts. Et que les belges allaient sauver le monde.
Pokemon m'a appris que c'était cool d'aller capturer les animaux sauvages dans leurs milieux naturels
Pleymo m'a appris que... En fait je n'ai jamais compris leurs paroles!

Bref, tout n'est pas bon, de même que tout n'est pas a jeter. Après, c'est important d'avoir un esprit critique. Esprit critique qui se forge aussi dans la diversité de notre culture.

On devrait pouvoir citer ses propres références dans les devoirs de philo!

Temps perdu quand même

Après, je ne dis pas...

J'ai quand même perdu énormément de temps devant des trucs débiles!!! à jouer au foot, une manette dans la main. à abattre des monstres devant World Of Warcraft...
Il y a aussi tout ces dessins animés desquels je n'ai rien retenus.

Peut être que la culture c'est bien... Mais le monde réel, c'est bien aussi!

jeudi, juin 27 2013

Bref, j'ai acheté un slip

boxersCette après midi, je décide de profiter d'un de mes derniers après midi de congés paternité et du prétexte de devoir passer à la banque pour aller faire les soldes à coté de chez moi.
Je pars les mains vides, avec mon bébé en écharpe. Pas de couches ni de biberon, le magasin est juste à coté et je n'en aurai pas pour longtemps... Je vais chercher des sous vêtements, je passe chez cash web voir les jeux vidéo, je passe à la banque en face et je rentre... Une heure, grand max!

Dans le centre commercial, je rencontre avec étonnement un vieux pote! Je lui présente ma fille, et on commence à parler en traversant la galerie marchande, de nos femmes, de nos nouvelles maisons (on est presque voisins), de nos potes de l'époque...
Je suis content de retrouver ce copain, malgré tout, je n'ai pas envie d'aller acheter des slips avec lui, du coup je passe devant le magasin qui m'intéresse sans m’arrêter.
J'ai déjà prévu un plan pour y retourner... Une fois qu'on sera au bout du centre commercial, il continuera vers la sortie et je lui dirai au revoir avant de recommencer mes recherches.

On arrive au bout du centre commercial... Je lui dis : "Bon, je vais retourner là bas moi! Je n'ai pas encore trouvé ce que je cherchais.
- Ah, ben moi non plus!"

Nous voilà donc à faire demi tour tous les deux dans le centre commercial... Ni lui, ni moi n'avons envie de faire nos course ensemble, je le suppose car il ne s'est pas non plus arrêté devant le magasin qui l'intéressait... On parle, on marche, on ne s’arrête toujours pas. Je me rends compte qu'on est là piégés et qu'on va faire trois fois le tour de la galerie marchande avant que l'un d'entre nous ne rompe la conversation...

Je marche de plus en plus lentement, jusqu’à ce que nous nous arrêtions... Comme par hasard, juste devant le bar... Je n'ai pas trop le temps... Lui non plus apparemment.
Maintenant à l'arrêt nous finissons notre conversation : Ben écoute, c'est super que tu habites juste a coté maintenant... Je vois encore souvent les autres, si tu as toujours le même numéro, on t’appellera la prochaine fois qu'ils viennent à la maison!
- Ouais, bonne idée!!! Ben Salut!
- Salut, A+

J'ai trouvé cette situation amusante... Tous les deux pris en sandwich entre notre envie de nous revoir et de nous parler, mais aussi pris par notre non envie de faire nos courses de fringues l'un avec l'autre. J'ai du mal à comprendre les filles qui adorent faire leurs courses ensemble...

Alors, c'est con des mecs?

Épilogue : 10 minutes plus tard, je ressors du centre commercial avec un peu d'argent en moins dans ma bourse et le paquet de boxers le moins cher du magasin dans mon sac à dos... direction CashWeb... Je croise une dame avec une poussette qui m'arrète dans la rue : Oh!!! C'est bien beau ce que vous avec là! (s'ensuit les questions traditionnelles "cékoisonnomsonage"...) et puis elle me dit : Bravo Monsieur, c'est super et c'est rare de voir un papa se balader comme ça avec son bébé. Elle a des étoiles dans les yeux!
D'un coup j'ai l'impression, que maintenant que je suis maqué et que j'ai un bébé, je suis, même avec mes kilos en trop et mes sous vêtements les moins chers du magasin, devenu bankable sur le marché des filles!!!
Allez, cette révélation faite... Allons chercher des jeux vidéos!

mardi, mai 28 2013

Carton jaune pour François Hollande

Le Président du MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) a adressé dans le journal L'Humanité une lettre ouverte au président de la République.

Une alerte donnée par des jeunes pour des promesses non tenues et une situation qui ne change toujours pas.

Le soir de votre élection, vous avez demandé à être jugé sur deux priorités : la jeunesse et la justice. Il y a bientôt un an, nous vous écrivions une lettre ouverte dans laquelle nous nous sommes réjouis de cet engagement et nous vous faisions part de notre vigilance. Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

Nous voulions un président qui redonne confiance aux jeunes dans la politique et qui permette le renouvellement des générations dans les institutions.

Depuis un an, force est de constater que la situation s’est empirée. Le fossé se creuse. Alors que nous attendions de vous que vous limitiez les mandats dans le temps, cette promesse a été repoussée. Notre démocratie ne se renouvellera, ni se renforcera sans la sage décision de limiter les mandats dans le temps et en nombre. Les jeunes sont encore trop peu nombreux aux responsabilités. Et rien de significatif n’est fait en ce sens. Monsieur le président, venez nous voir ! Nous pourrons vous démontrer que le renouvellement constant des responsables n’est pas une faiblesse mais une force vivifiante pour la démocratie !

Nous voulions un président qui construise une politique économique globale en faveur de l’emploi des jeunes. Nous l’avions dit : les emplois d’avenir, la garantie jeunes et les contrats de génération ne seraient que des dispositifs de plus. Tant que vous ne prendrez pas la mesure des évolutions de notre société, votre politique sur ce plan sera un échec. Celle-ci nécessite – comme de nombreuses organisations le réclament – la mise en place d’un nouveau droit. Droit à l’émancipation et à l’éducation tout au long de la vie, rendu effectif par une allocation d’émancipation universelle pour les jeunes. Sur l’emploi des jeunes, les constats comme les solutions sont connus et largement partagés depuis des années. Il ne manque plus que la volonté politique. Vous avez envoyé un sérieux message de désaveu aux jeunes Français sur ce point dans l’année qui vient de s’écouler en refusant de mettre en œuvre cette allocation.

Nous voulions un président qui mette en œuvre l’égalité des territoires. Nous attendons toujours une politique d’aménagement qui prenne la mesure des enjeux des territoires ruraux et des problématiques qui les traversent. Le ministère de l’Égalité des territoires semble se préoccuper plus de la ville que de la campagne, le ministère de l’Agriculture se resserre sur les questions agricoles, la réforme des collectivités territoriales accentue la métropolisation. Les territoires ruraux sont pourtant l’objet de nombreuses évolutions. Des populations nouvelles y vivent, souvent précaires. Le retrait des politiques publiques ne fait que renforcer le sentiment d’abandon et d’isolement. Favorisant un terreau nauséabond où se développent les idées du Front national. Avez-vous pris la mesure de cette situation ? Quelles solutions communes pouvons-nous trouver ?

Nous voulions un président qui considère les jeunes et leurs organisations comme des acteurs à part entière de l’évolution de la société civile. C’est une attente profonde des jeunes : c’est un levier puissant pour réduire le fossé qui sépare les jeunes de nos institutions. Nous saluons en ce sens votre soutien au Forum français de la jeunesse. Il doit être une première étape pour donner aux jeunes les moyens de structurer et développer comme il se doit les organisations gérées et animées par eux, en France. Nous sommes l’un des premiers espaces de démocratie vécue pour de nombreux jeunes. En ces années d’élections, nous travaillons quotidiennement avec eux pour leur apporter un regard plus juste sur la politique. Ne négligez pas le caractère précieux de ces lieux en ces temps difficiles pour la démocratie.

Pour toutes ces raisons, Monsieur le président, nous vous adressons aujourd’hui un carton jaune ! Un carton jaune parce que trop d’indicateurs sont dans le rouge ! Il est le signe de notre détermination à voir enfin advenir des politiques pour la jeunesse à la mesure des enjeux que nous soulevons quotidiennement. Il n’est pas rouge car nous espérons encore que l’État sera au rendez-vous et évitera les pires scénarios.

Dans l’année à venir, Monsieur le président, imaginons ensemble les politiques pour les jeunes. Nous sommes prêts à les construire. Et vous ?

Jérémie Godet

dimanche, avril 28 2013

parents incivique, paresseux et scandalisés

« Trois semaines, c’est quand même un peu jeune pour se retrouver à la fourrière! » ironise un élu à la mairie du XVIe arrondissement de Paris. Vendredi, à 8 heures et demie, devant une école maternelle du quartier du Trocadéro (XVIe), plusieurs voitures mal garées ont été embarquées à la fourrière de l’avenue Foch (XVIe). Les parents s’étaient arrêtés quelques minutes pour amener leurs enfants à cette école de la rue Decamps (XVIe).

source : Le Parisien : un nourisson embarqué par la fourrière

Que penser de ça.

Inciviques!!!

Un des problèmes de notre époque, c'est que les gens n'en ont souvent rien à foutre de la vie des autres. On se gare en double file en se disant "je gagne 10 minutes, les autres perdent 30 secondes à me contourner".
Sauf, que bien souvent, il sont une cinquantaine à perdre 30 secondes, et en tout, ça fait 25 minutes.

Sans parler du danger, pour un vélo qui doit sortir de sa piste cyclable, pour un piéton qui doit descendre de son trottoir

Paresseux!

L'affaire se passe à Paris, dans une ville ou je pense qu'il y a des écoles pas très loin de chez soi où qu'on habite... où il y a des métro, des trams, des RER, des bus, des trottoirs.

Dès lors, pourquoi prendre sa voiture? Et pourquoi ne pas prendre le temps de trouver une vraie place pour se garer? Marcher 500 mètres c'est devenu impossible à l'homme d'aujourd'hui?

Scandalisés!

Les mamans interrogés sont scandalisées de la situation. Sauf que...

Pour qu'une voiture soit embarquée, elle a du rester là un paquet de temps. Au moins 10 minutes, voire plus. Laisser un bébé de trois semaines dans la bagnole pendant tout ce temps, c'est juste inconscient!

Conclusion

Marchez, soyez sympas, écolos et responsables et le monde s'en portera mieux.

Vous pouvez même venir vivre à la campagne, non seulement vous aurez des places pour vous garer, mais en plus, le temps que la fourrière arrive, la journée d'école se ra terminée.

vendredi, avril 19 2013

Ma soeur, une couturière

Aujourd'hui, un billet pour vous parler d'un autre blog.

Le blog de ma grande soeur, qui, quand j'ai commencé à bloguer, trouvait que c'était inutile.

Aujourd'hui, elle a créé un blog pour ses créations de couture, je suis amusé de la voir s'amuser à écrire ses billets et à recevoir des commentateurs réguliers, comme moi avant.

Pour vous montrer comment elle est forte... Tout à l'heure nous sommes allé chez elle après avoir fait les magasins, nous avons cherché un chapeau de soleil pour notre petite fille d'un mois sans succès... Quand on lui a raconté ça elle s'est mise au travail. Une demie heure après, nous avions notre chapeau.

chapeauEt voilà le travail.

Vous pouvez aller voir son blog. Elle pourra même vous créer quelque chose sur commande si vous lui demandez gentiement.

jeudi, avril 18 2013

zéro frais d'ouverture chez numéricable, arnaque?

logoDepuis mon déménagement, j'ai souscrit un abonnement chez numericable. En effet, il n'y avait aucune ligne téléphonique chez moi, le câble passait, j'ai sauté sur l'occasion pour avoir un meilleur débit.

Je suis très content de l'offre en elle même... Seulement 25€ pour internet et le téléphone illimité. Je n'ai pas les chaines de télé, mais de toute façon je n'ai pas non plus de télé. La seule chose qui manque c'est les communications vers les mobiles, mais ça je peux m'en passer...
Super connexion, pas de problèmes de ping ou de lag. Même en HD sur youtube aux heures de pointes, ça gère.

Le problème, c'est au niveau de la facturation.
En m'abonnant, on m'assure au téléphone que je ne paierai aucun frais d'abonnement. On me demande malgré tout de payer 50€ qui seront remboursés sur ma prochaine facture... Je m’exécute.

Sur la facture suivante, on me rembourse comme prévu mes 50€, mais on me refacture 100€, "intervention clé en main" et "mise en service".
Deux problèmes donc :

  • Pourquoi me refacturer ce qu'on vient de me rembourser? (foutage de gueule?)
  • Pourquoi me facturer en plus, une intervention clé en main?

En tout, j'ai payé 100€ pour ouvrir ma ligne chez numericable, du coup je ne suis pas content.

Je les ai appelé plusieurs fois, ils m'assurent que je ne dois pas être remboursé. Que c'est normal, et que si je ne voulais pas payer la "clé en main", je devais installer mon modem moi même, sauf qu'on me l'a pas proposé.

Pour la blague, leur intervention "clé en main" c'était drôle à voir. Le gars est venu avec son modem sous le bras, il l'a déballé, branché au PC, et il est parti. Je n'avais toujours pas de connexion après son départ. Un deuxième technicien à du venir.
L'installation qu'ils m'ont faite est horrible, j'ai un câble qui sort de mon plafond, alors qu'il y a un beau boitier pour le câble sur mon mur (qui n'est pas relié)... Quitte à faire payer 50€ pour brancher un modem, ils pourraient le brancher correctement.
Normalement, sur mon boitier mural, j'ai deux prise pour brancher, un modem et une télé. Là je ne peux brancher que le modem.boitier muralprise

Bref, mon dossier est à l'étude, ils vont me dire si ils me remboursent. En tout cas, faites attention si vous vous abonnez à internet.

mercredi, avril 17 2013

DCRI et Wikipédia

Polémique

La chaîne de télévision régionale TL7 avait diffusé, fin 2004, de nombreuses informations relatives au site, dans le cadre d'un documentaire autorisé par l'Armée de l'air

Début mars 2013, la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), service de renseignement de la police française, demande à la Fondation Wikimedia, dans le cadre d'une enquête préliminaire pour « compromission » conduite par la section antiterroriste duParquet de Paris, la suppression du présent article concernant la station militaire (créé en juillet 2009), parce qu'il contiendrait par exemple certains « taux de résistance de matériaux »et plus généralement « des informations militaires classées relatives à la chaîne de transmission d'ordre de mise à feu nucléaire ». La Fondation refuse la suppression totale de l'article et demande à la DCRI de préciser les passages litigieux pour cibler les modifications. La DCRI refuse, et convoque alors Rémi Mathis, président de l'association Wikimédia France, qui dispose des outils d'administrateur sur la version francophone de l'encyclopédie Wikipédia. Mis « en garde contre le risque d’engagement de poursuites judiciaires », Rémi Mathis supprime l'article le 4 avril et en avertit les autres administrateurs. Cette suppression paraissant contraire aux règles et aux usages de l'encyclopédie, l'article est restauré dès le lendemain par une contributrice résidant en Suisse, elle aussi administratrice. L'association Wikimédia France proteste en diffusant un communiqué de presse en français et en anglais.

L'action de la DCRI et ses suites provoquent une attention médiatique nationale et internationale, entraînant un>effet Streisand sur l'article, augmenté depuis, créé dans plusieurs autres langues, et largement consulté. Le Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN) évoque alors, sans que cela engage la DCRI, l'éventualité d'un blocage de l'article par décision judiciaire : « Nous avons des moyens juridiques en France, il faudrait que les différents opérateurs internet reçoivent l'ordre judiciaire de bloquer l'accès aux pages concernées », précise le secrétaire général du syndicat, Emmanuel Roux. Reporters sans frontières (RSF) déplore ce qui semble « un précédent regrettable ».

Source : Wikipedia, Station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute

Quand l'état s'en prend aux bénévoles d'une association.

Foutage de gueule

Vu sur une boite d'allumettes, en vrai.

foutage de gueule

Comme quoi, souvent, dans la publicité, on se moque de nous.

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